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HUNGER RACE · FÄRM COURT POUR SOUTENIR SOS FAIM

Le samedi 18 septembre, une trentaine de färmers vont courir la "Hunger Race", organisée par l’ONG SOS Faim. 

Au programme : trail, kayak et saut dans le vide (tyrolienne) depuis le Château de Bouillon. 

En participant à cet événement solidaire, nous nous engageons à reverser un minimum de 350€ par participant·e à SOS Faim. Parrainez-nous grâce à l’arrondi solidaire que nous vous proposerons en magasin jusqu’au 19 septembre pour que l’on puisse, ensemble, contribuer à changer le monde en mangeant !

L’arrondi solidaire ?

Jusqu’au 19 septembre, nos collègues vous inviteront, en caisse, à soutenir SOS Faim en arrondissant le montant de vos courses à l’euro supérieur : par exemple, si le total de vos courses s’élève à 32,49€, nous vous demanderons si vous souhaitez arrondir ce montant à 33€, et ainsi verser 0,51€ à SOS Faim.

Mais SOS Faim, c’est quoi ?

Active en Belgique et dans 9 pays d’Afrique et d’Amérique latine, cette ONG défend l’agriculture paysanne en soutenant des ONG locales, des organisations paysannes et des projets de microfinance. Leur combat se mène ici et ailleurs :

  • pour que les paysan·ne·s vivent dignement de leur travail ;
  • contre les dérives d’un système alimentaire industriel et toxique

Tout comme Färm, SOS Faim défend des agricultures paysannes respectueuses des personnes et de leur environnement en donnant une place centrale à leurs partenaires de terrain, mouvements paysans et citoyens.

L’ONG agit sur :

  • le développement des agricultures paysannes à travers l’agroécologie
  • l’accès au financement rural et agricole
  • la défense d’un système alimentaire durable par le plaidoyer
  • l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, à travers leurs actions de sensibilisation (Festival Alimenterre, campagnes de plaidoyer etc.)

Olivier Hauglustaine, le Secrétaire Général de SOS Faim, explique : « Avec nos partenaires de terrain en Afrique et en Amérique latine, nous soutenons l’agriculture paysanne. Nous construisons un monde où l’humain, du producteur au consommateur, est acteur du changement et participe à des systèmes alimentaires justes et durables ». 

Concrètement, à quoi va servir l’arrondi solidaire ?

D’une part, vos dons permettront de financer les projets de l’ONG au Sud et de soutenir ainsi les initiatives locales pour faire émerger des systèmes alimentaires durables plus respectueux de l’humain et de son environnement. D’autre part, ils permettront de renforcer les actions de sensibilisation de SOS Faim (tels que le Festival Alimenterre) ainsi que leurs campagnes de plaidoyer pour défendre auprès des décideurs politiques un monde plus juste et sans faim.

Au cœur des projets SOS Faim

En Bolivie, SOS Faim encourage depuis plusieurs années un processus de transition agroécologique par la mise en place de systèmes agroforestiers auprès de producteur·rice·s de café de la région des Yungas (au Nord de La Paz) en partenariat avec AOPEB, pour améliorer leurs conditions de travail et de vie.

Depuis 2017, une approche combinant une formation très pratique directement sur les champs avec une école théorico-pratique spécifiquement destinée aux jeunes producteur·rice·s pour les sensibiliser à l’intérêt environnemental de l’agroforesterie a été mise au point.

Ces systèmes agroforestiers présentent un grand intérêt car ils améliorent, par une technique simple consistant à planter des arbres d’ombrage, la productivité des plants de café ainsi que la capacité de résilience de les cultures. Ces techniques agroécologiques permettent en outre de compléter l’activité de production de café par d’autres cultures associées (bananes, maïs, haricots…) pour diversifier leurs sources de revenus et d’alimentation.

Ces dernières années, des avancées significatives dans l’intérêt et l’engouement des caféiculteurs et caféicultrices pour l’agroforesterie ont été constatées. 213 producteurs et productrices y sont engagés, c’est 58 de plus qu’en 2018. 31% d’entre eux ont moins de 35 ans, ce qui est encourageant vu le contexte de migration et de désertion des zones rurales par les jeunes. 

© SOS Faim
Ana Vera Quispe, productrice de café dans les Yungas © SOS Faim
© SOS Faim

Cantines scolaires au Sénégal

Depuis presque deux ans, SOS Faim et son partenaire de longue date, l’Association Nationale pour le Développement Intégré (ANPDI), mettent en œuvre un programme d’accompagnement des écoles afin de contribuer à une meilleure alimentation pour les enfants des villages touchés par une malnutrition aiguë dans les régions de Gossas et de Fatick.

En 2019, 5 écoles dans 2 communes ont fait partie du dispositif. Par la suite, ce sont 10 nouvelles cantines qui ont été approchées, touchant au total plus de 3000 enfants.

Un dispositif financier pérenne à trouver

Le premier enjeu est d’utiliser le projet – et le financement, limité dans le montant et dans la durée – d’une façon qui permette une certaine pérennité. 

Actuellement, la contribution des parents d’élèves diffère d’une école à l’autre. Si dans certaines écoles, une participation financière est demandée de 0,03 à 0,07 centimes par repas, dans d’autres, les familles doivent contribuer en nature (mil ou arachide).

Les communes sont donc le deuxième acteur clé à convaincre. En 2019, deux premières communes partenaires du projet, ont accepté de mettre à disposition un montant de 152 € par école.

Des cantines scolaires aux produits locaux et durables

Le deuxième enjeu est celui de proposer une alimentation à la fois diversifiée et saine, et qui provienne également des producteurs ou des groupements de producteurs et productrices locaux. SOS Faim a accompagné l’ANPDI dans la mise en réseau des éleveuses membres de l’Association régionale d’éleveurs caprins et des groupements de femmes exploitant des périmètres maraichers. Si les résultats de l’approvisionnement en yaourt de lait de chèvre ont été plutôt encourageants, le travail avec les maraichers a été plus laborieux à cause de conditions climatiques défavorables et de l’arrêt du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies.

Ce projet, s’il réussit, sera un bon fer de lance pour amener la question des achats institutionnels – encore peu développés au Sénégal – ainsi qu’une plus grande transparence sur les politiques de l’État pour soutenir les écoles dans un rôle plus assumé en matière de nutrition et d’éducation à l’alimentation.

Un repas à la cantine scolaire - © SOS Faim
© SOS Faim
© SOS Faim

En savoir plus sur SOS Faim

Les projets présentés ci-dessus vous ont interpellé·e? Vous souhaitez en savoir plus sur les actions menées par cette ONG? Nous vous invitons à découvrir l’une de leur campagne de plaidoyer, “N’exportons pas nos problèmes” qui défend les producteurs·rice·s de lait d’ici et d’ailleurs.

N’hésitez pas à consulter le rapport annuel 2020 de l’ONG. Il met l’accent sur la résistance paysanne face au COVID, notamment en Amérique Latine.

Et si vous voulez avoir un aperçu de ce qui nous attend le 18 septembre à Bouillon, voici quelques photos de la dernière édition du Hunger Race :

Courir...
Ramer...
Et sauter !

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