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POURQUOI LES FRUITS ET LÉGUMES BIO SONT-ILS MOINS CHERS EN MAGASIN BIO QUE DANS LA GRANDE DISTRIBUTION ?

Le bio se développe à vitesse grand V, et nous en sommes ravis. Il est à présent disponible dans tous les secteurs de la distribution, c’est pour nous une bonne nouvelle !

En effet, notre objectif chez Färm, ce n’est pas de faire exploser nos ventes, mais de changer le monde en mangeant ! Plus il y a de personnes qui mangent bio, plus nous nous approchons de ce but, bingo !

Cependant, Färm a également d’autres missions : la première, de vendre de LA bio, et non pas que du bio. LA bio, ce sont des produits engagés, qui dépassent les exigences du label européen, et qui vont bien plus loin, tant sur le plan écologique qu’éthique.

Notre seconde mission est de nous assurer que le plus grand nombre puisse avoir accès à LA bio ; il est de notre devoir de la rendre accessible.

Pourquoi mener une campagne sur les prix ?

Si nous menons à présent cette campagne de sensibilisation au sujet des prix de nos fruits et légumes, c’est parce que oui, nous nous soucions de votre budget. Nous nous en préoccupons vraiment, tout en respectant notre éthique et les valeurs de LA bio. Nous vous entendons lorsque vous dites “Le bio, c’est cher”. Cependant, nous nous sommes rendus compte que cette image était principalement générée par les prix pratiqués dans la grande distribution… En effet, plus de 90% des Belges achètent leurs fruits et légumes bio en grande surface : cette perception « bio = cher » en découle donc…

Pour préparer cette campagne, nous avons donc comparé nos prix à ceux de la grande distribution. Quelle surprise ! Nous savions être moins chers, mais pas à ce point-là, ni sur autant de produits, souvent en conservant en plus une origine bien plus proche ! Nous sommes d’ailleurs certain·e·s que c’est le cas pour tous les acteurs du secteur de LA bio. À titre d’exemple, sur Bruxelles, les tomates en grappe bio étaient en moyenne 71% plus chères dans la grande distribution (Carrefour, Colruyt et Delhaize) que chez Färm – les nôtres étant belges, ce qui n’était pas systématiquement le cas en supermarché lorsque nous avons relevé les prix, le 8 septembre 2020. (Deux origines ont été relevées dans les magasins en question : la Belgique et l’Espagne). La différence la plus grande : les courgettes bio, qui étaient plus chères en grande surface à Bruxelles de 88%, de 85% à Louvain-la-Neuve, de 99% à Braine-l’Alleud, et de 104% à Mons !

L’expertise des magasins bio locaux, l’usurpation de la grande distribution européenne :

Färm est un magasin spécialisé, qui vend du bio et surtout de LA bio depuis plusieurs années. Avec tous les magasins spécialisés qui nous ont précédés et qui ont une expérience de parfois plus de 40 ans, ainsi qu’avec tous ceux qui continuent de faire ce travail (Les Tanneurs, Sequoia, The Barn, Origin’O, Alimentation Géniale, Be Positive, Super Monkey, pour n’en citer que quelques-uns), c’est un véritable modèle d’entreprise qui s’est construit, proposant une alimentation plus saine.

Färm essaie de rendre ce très beau modèle accessible au plus grand nombre, en créant des magasins plus grands, où le consommateur peut trouver tout ce dont il a besoin, mais sans céder sur les valeurs qui rassemblent les acteurs de LA bio.

Grâce à cet historique qui nous porte, et grâce à l’expertise des producteurs et des grossistes bio qui connaissent leur métier mieux que quiconque, nous pouvons compter sur des filières bio locales et résilientes. Ainsi, les produits qui constituent la base de la bio – les fruits, les légumes et le vrac – restent moins chers en magasin bio. 

Lorsque la grande distribution tente de s’approprier l’image de l’expertise des magasins bio, en se permettant de prendre des marges colossales sur les fruits et légumes bio ; les magasins spécialisés indépendants commencent donc à grincer des dents… 

Manger bio et durable tout en ayant un budget limité, c’est possible !

Consommer bio, ce n’est pas juste acheter exactement les mêmes produits que l’on a toujours achetés dans leur version bio, c’est un véritable changement de mode de consommation, qui s’opère selon 4 axes :

  1. Consommer un maximum en vrac et sans emballages (Par exemple, l’emballages des fruits et légumes bio dans la grande distribution est la première raison pour laquelle ceux-ci coûtent plus cher)
  2. Consommer local et de saison, grâce aux filières des magasins bio : les produits locaux et de saison, surtout les fruits & légumes, sont le coeur de métier des commerçants bio.
  3. Consommer moins de viande et plus de protéines végétales. Il est évident que la viande bio est elle, plus chère. Nous vous expliquons pourquoi ci-dessous. 
  4. Réapprendre à cuisiner, pour n’acheter que des produits bruts, bien moins coûteux que les produits transformés.

Pourquoi les fruits et légumes bio des magasins spécialisés sont-ils moins chers ?

Vous l’aurez compris, votre première économie, c’est d’avoir tous ces fruits et légumes à votre disposition en vrac. Pas de coûts d’emballage, et pas non plus de gaspillage : si vous n’avez besoin que d’un oignon et de deux tomates, vous pouvez prendre la quantité exacte dont vous avez besoin, sans devoir acheter un filet d’oignons d’1 kg et un paquet de 6 tomates.

Ensuite, nous définissons des prix justes, sans jouer sur les prix “promos” avec nos filières, pérennes et résilientes depuis longtemps. Grâce à ces filières avec lesquelles nous traitons en direct, les marges sont plus faibles, puisqu’il y a moins d’intermédiaires, et nous pouvons donc vous offrir des prix plus accessibles.

Est-ce que tous les produits vendus en magasins bio sont moins chers ?

Non, c’est certain. Les laitages et les produits transformés bio restent plus coûteux. La viande également, pour des raisons très simples : notre filière de viande, nu!, est totalement transparente. La traçabilité de nos produits nous semble indispensable, de même qu’une rémunération juste pour tous les acteurs de la filière : éleveurs, transformateurs, bouchers… À titre d’exemple, les éleveurs de la filière nu! sont payés 22% en plus que s’ils vendent leur production bio à la grande distribution. Dans ce secteur, c’est en effet le prix de vente au consommateur qui détermine le prix d’achat à l’éleveur ! La peur de la grande distribution de payer le prix juste aux producteurs réside tout simplement dans le fait que cela entraînerait inévitablement une hausse du prix de la viande pour le consommateur…

La filière nu! a décidé de tenir ce pari : notre viande est plus chère, et nous l’assumons complètement, car c’est le seul moyen que nous avons trouvé pour assurer un élevage durable, qui nous permettra de manger encore de la viande dans 20 ans. 

Nombre de nos clients nous font d’ailleurs remarquer qu’avec la viande nu!, la sensation de satiété vient bien plus vite. Manger moins, mais mieux est une tendance actuelle que nous aimons voir appliquée à la consommation de viande.

Voilà, vous savez à présent tout sur nos prix ! 

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