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Avec Pro Velo, la rentrée en un coup de pédale!

Reportage Rentrée scolaire

Avec Pro Velo, la rentrée en un coup de pédale!

Par Clara Van Reeth | septembre 2018
Peu cher et écologique, le vélo apporte aussi aux enfants les bienfaits d’une activité physique et un goût d’autonomie. Au sein des écoles, plusieurs projets forment et encouragent les enfants à l’usage de la bicyclette. Rencontre avec Camille Yemeniz de Pro Vélo, pour quelques conseils pour se mettre en selle, en toute sécurité.

Après deux longs mois de vacances, comment assurer une rentrée en pleine forme à ses enfants? Une longue nuit de sommeil, un petit déjeuner complet, une bonne douche qui réveille… Et pourquoi pas, une petite balade en vélo stimulante avant d’arriver à l’école?

Économique, bénéfique pour la santé et pour l’environnement, la bicyclette est en effet un excellent compagnon de route pour les élèves du primaire, qui habitent souvent à moins de cinq kilomètres de leur école. A condition, toutefois, de ne pas s’y prendre à la légère…

« Car si le vélo est plutôt ludique, il importe d’expliquer aux enfants que c’est un moyen de transport sérieux et qu’il y a des règles à respecter », souligne Camille Yemeniz, formatrice chez Pro Vélo. L’association de promotion du cyclisme prodigue ses conseils depuis plus de vingt ans dans de nombreuses écoles primaires du pays, où elle forme les enfants – et parfois leurs parents – au b.a.-ba de la conduite à deux roues.

Pour que tout aille comme sur des roulettes, Pro Vélo conseille aux parents de ne pas se précipiter dans l’aventure du vélo en circulation avec les plus jeunes – qui, jusqu’à neuf ans, ont le droit de rouler sur le trottoir. Mieux vaut mettre la pédale douce, « car lorsqu’ils sont petits, les enfants n’ont pas encore les capacités de psychomotricité nécessaires pour appréhender les virages, les distances de freinage, etc. », poursuit Camille.

Équipés, prêts? Roulez!

Le secret de cette abondance? La permaculture. Avant toute chose, rappelons les grands principes de cette méthode globale théorisée par les deux Australiens, David Holmgren et Bill Mollison, dans les années 1970. Elle est à la fois une éthique, une philosophie, une science et une méthode pour planifier, concevoir, aménager et maintenir des (éco)systèmes très productifs, ayant la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels. Elle permet l’intégration harmonieuse et écologique de la géographie et des personnes, pour produire l’eau, la nourriture, l’énergie, l’habitat, la sécurité, la gestion des déchets et les autres besoins matériels et immatériels des sociétés humaines, d’une manière soutenable, régénérative, efficace et éthique, et ce à toute échelle.

Avant de se mettre en selle, il est évidemment essentiel de choisir la bonne bécane. Autrement dit, un vélo adapté à la taille de l’enfant. « Or, comme ceux-ci grandissent vite, il arrive souvent qu’on les voie sur des vélos trop petits. Quand c’est le cas, l’enfant risque de mettre pied à terre dans les montées, ce qui est dangereux pour sa sécurité, prévient la jeune femme, qui conseille aux parents de ne pas lésiner sur l’achat d’un nouveau vélo. D’autant plus qu’on en trouve très facilement en seconde main. »

Quant à la selle en elle-même, rien ne sert de la fixer trop bas : « Les parents pensent parfois qu’il est plus sécurisant pour les enfants de pouvoir mettre les pieds à plat sur le sol, mais en fait, il vaut mieux qu’ils touchent le sol avec la pointe des pieds », et ce, afin de faciliter leur amplitude de mouvement dans les montées.

Au niveau accessoires, outre le casque – même s’il n’est pas obligatoire – la chasuble est le must de tout jeune cycliste qui se respecte. Elle lui assurera une bonne visibilité auprès des automobilistes, en particulier les matins d’hiver. Enfin, les cartables, qui font souvent ployer le dos des écoliers, seront, dans l’idéal, attachés sur le porte bagage ou glissés dans des sacoches étanches pour vélo, afin d’éviter à l’enfant de porter trop de kilos sur les épaules.

Capter le code de la route

Une fois équipé, reste encore à oser se lancer dans le chassé-croisé incessant des voitures, scooters, piétons et autres trottinettes électriques qui balaient nos routes… Pour cela, rien de tel que de maîtriser les bases du code de la route. C’est pourquoi Pro Vélo a mis au point le Brevet du cycliste, une petite formation de trois jours, destinée aux élèves de 5ème et 6ème primaire.

Ce projet, qui touche une centaine de classes chaque année (près de 2.500 élèves, francophones et néerlandophones) se compose d’une série d’exercices réalisés dans la cour, « pour capter les bons réflexes », et de la découverte d’un circuit, en conditions réelles, aux alentours de l’école. Priorités de droite, ronds-points, feux de signalisation : les élèves apprennent à jongler avec un maximum d’éléments de la circulation, avant de réaliser seuls ce parcours, sous l’œil des « examinateurs » de Pro Vélo.

Parents : comment guider son enfant?

Même une fois le brevet en poche, les enfants de dix ans (âge minimum pour participer au projet) sont encore jeunes pour se rendre seuls à l’école. Pour les parents désireux de les accompagner à deux roues, Pro Vélo a aussi quelques conseils. Par exemple : ne pas hésiter à profiter de cette règle du code de la route qui permet à deux vélos de rouler de front. L’adulte roule à gauche, jouant le rôle de « bouclier » face à la circulation, tandis que l’enfant tient le côté des voitures stationnées. « Le parent peut ainsi responsabiliser son enfant, en lui donnant des missions simples, comme le fait de vérifier si une voiture stationnée allume son clignotant ou si une voiture arrive de la droite », détaille Camille, qui encourage les parents à, progressivement, autonomiser leur enfant.

« Par la suite, ils peuvent rouler en file, le parent devant et l’enfant imitant ses gestes derrière. Enfin, lorsqu’il est confiant, le parent peut rouler quelques mètres derrière son enfant et observer ses réflexes. »

Connaître ses itinéraires

Enfin, la clé d’un parcours vélo réussi réside dans le choix de son itinéraire. « Mieux vaut éviter les montées insurmontables, où l’enfant risque de mettre pied à terre, ainsi que les carrefours trop dangereux », conseille Camille. Si ce n’est pas possible, mieux vaut descendre du vélo pour le pousser sur le trottoir ou traverser sur le passage pour piéton.

Pour aller plus loin

Pour éviter l’improvisation (« surtout avec un enfant »), les parents peuvent aussi s’aider de la Carte ICR (Itinéraires Cyclables Régionaux), réalisée par Bruxelles Mobilité, qui recense 19 itinéraires vélo dans la capitale, pensés et balisés pour les cyclistes.



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