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Un an à la ferme du Peuplier

Un an à la ferme du Peuplier

Pendant un an, Charline Cauchie a suivi, mois après mois, les hauts et les bas de cette ferme et de son propriétaire Gwenaël, de ses 15 salariés et de ses 120 variétés de légumes.

Gwenaël du Bus a créé la Ferme du Peuplier en 2011

Entre le 15 décembre et le 15 février, c’est la période de creux. L’exploitation tourne toujours un peu au ralenti. « Avec la pluie et le gel, c’est difficile d’avancer dans les travaux d’agrandissement du hangar » explique Gwenaël. « On est à l’étroit, mais à la fin du printemps, on aura repoussé les murs.» Malgré le froid piquant, Gwenaël et son équipe suivent attentivement la pousse de ses premières gousses d’ail : « Il faut savoir que l’écrasante majorité de l’ail acheté en Belgique provient d’Espagne. Du coup, on est très fiers de pouvoir annoncer que l’on vendra bientôt de l’ail belge et bio ! »

Le printemps est là. Pour Ben, François, Dany et les autres employés de la ferme, c’est l’effervescence. Pour bien se préparer, Gwenaël n’a pas hésité à faire appel à un coach-maraîcher, Adrien Delval. Communication non-violente et cohésion d’équipe étaient au programme de la fin de l’hiver de la ferme. « Adrien nous a aidé à cerner les origines des tensions. On a résolu les problèmes en établissant beaucoup plus clairement les responsabilités de chacun, en prévoyant la formation des nouveaux, en réfléchissant à la manière d’organiser le travail.» Les travaux dans la Ferme progressent bien, Louis les supervise, il est confiant sur le planning : « Là, on s’occupe de quatre nouvelles serres pour tomates avec tunnels et autres aménagements. On sera prêts en mai pour les plantations. »

Nous sommes déjà en mai, Alex le cache bien, mais il est surchargé. Il est responsable d’une parcelle de huit hectares dont la culture nécessite un sérieux suivi : « Verdures, salades, épinard, fenouil, etc. Je dois faire le plan de culture, gérer l’implantation, la plantation, le suivi, la récolte, ou encore les rotations entre les terres. C’est maintenant que tout est à faire, on est en train de planter dans tous les champs. Le printemps est un moment charnière, tout se décide en quelques semaines. » Mais le maraîcher est satisfait, la récolte des épinards a déjà pu commencer, puis, à partir de mi-juin, ce sera le tour des salades, des courgettes, du fenouil, du persil et des bettes.

C’est l’été, nous voici au marché du square du Vieux Tilleul à Ixelles,  Lio et Victor accueillent les clients avec beaucoup de bienveillance et d’amour du métier. Ce qui fait l’unanimité parmi les vendeurs quand on évoque les conditions de travail, c’est l’autonomie par rapport à Gwenaël : «On se sent proche de notre patron et des produits que l’on vend, voilà ce qui nous rend si heureux ».



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